Statements

SESSION DE FOND DE L'ECOSOC
Point 13a : Développement durable

ALLOCUTION
de la Délégation de la Roumanie

GENEVE, LE 25 JUILLET 2001

Monsieur le Président, 

Je voudrais, tout d’abord, souligner que la délégation de la Roumanie s’est ralliée pleinement aux allocutions des pays membre de l’Union Européenne ayant comme thème le développement durable et l’environnement.

Pendant les années qui se sont écoulées depuis l’événement le plus important de la dernière décennie dans le domaine tellement complexe de la protection de l’environnement, à savoir la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement – Rio de Janeiro, 1992, la communauté internationale a réussi se frayer un chemin vers les objectifs emblématiques de la mise en œuvre d’un développement durable susceptible d’offrir une meilleure vie à la génération présente et de préserver les ressources et un environnement approprié pour les générations futures.

Malheureusement, on entend trop souvent de mauvaises nouvelles concernant les effets nuisibles  et même dangereuses pour la vie et la santé des êtres humains des activités déployées dans les différentes régions du monde tant industrialisé qu’en voie de développement. En dépit des problèmes environnementaux globaux qui ne cessent de faire la une des journaux c’est clair que la communauté internationale a bien compris les défis et les conséquences désastreuses d’un modèle de développement qui ne s’inscrirait pas dans le sillon du développement durable, dont le concept est de plus en plus connus et soumis aux analyses des représentants des pays ainsi que des ONG. Toute action orientée vers la mise en œuvre d’un tel développement représente une victoire de la raison face à l’ objectif d’une croissance à n’importe quel prix, qui a représenté, hélas, une philosophie de vie pendant tant de décennies du XX-ème siècle et dont les conséquences sont plus graves qu’on ne le croyait.

Le Sommet Mondial du Développement Durable dont les travaux vont se dérouler à Johannesburg, en septembre 2002 a engendré un ample processus préparatoire au niveau régional et sous-régional auquel participent les représentants gouvernementaux, les ONG, les milieux académiques et des affaires et dont les contributions aux mois à venir devront permettre l’accomplissement des objectifs du Sommet. Nous exprimons notre soutient pour ce genre de collaboration entre les divers acteurs de la communauté internationale qui s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle perception du rôle que chaque partie peut jouer, tant à l’échelle régionale que mondiale, dans les processus visant une approche interactive et dûment approfondie des réalités de notre monde. En même temps, nous sommes de l’avis qu’une telle approche suppose une vision inter-sectorielle qui permet de tirer pleinement parti de l’expérience de chaque secteur de l’économie tout en facilitant l’élaboration des meilleures solutions pour les décennies à venir.

En ce qui concerne le développement durable, nous nous réjouissons de l’importance qui est assignée aux trois volets qui composent ce concept, à savoir la croissance économique, le développement social et la protection de l’environnement et exprimons notre intérêt en faveur d’une plus étroite liaison entre ceux-ci, ayant à l’esprit l’interaction qui se manifeste de plus belle entre le domaine économique, social et l’environnement.

Monsieur le Président,

Pleinement consciente de l’importance d’une nouvelle approche de la croissance économique mieux centrée sur l’être humain et son milieu naturel, la Roumanie s’est engagée activement dès le début dans le processus préparatoire du Sommet Mondial du Développement Durable au niveau régional, sous-régional et aussi dans le cadre général représenté par le Comité préparatoire dont le Bureau nous sommes représentés. Dans ce contexte, j’aimerais informer que la Roumanie a ratifié au mois de février dernier le Protocole de Kyoto.

Les réunions qui ont eu lieu, à Bucarest, pendant les derniers mois représentent un témoignage de l’intérêt des autorités roumaines pour un débat aussi au niveau d’une certaine région de l’Europe dont beaucoup de pays sont encore confrontés au défis engendrés par un modèle de développement qui s’est révélé en opposition avec le respect de l’environnement, et par voie de conséquence, avec le droit de tout être humain à un environnement sain.

Tout d’abord, je voudrais mentionner le Sommet du Développement Durable dans la région des Carpates et du Danube qui a eu lieu le 30 avril dernier sous le double parrainage du Président de la Roumanie et du Prince Philipe, duc d’Edinburgh, président d’honneur du « World Wide Fund for Nature » et auquel ont participé neuf Chefs d’Etat ainsi que hauts responsables gouvernementaux de la région. Dans la Déclaration adoptée on a souligné l’importance du renforcement de la coopération régionale pour que le patrimoine naturel soit préservé et un cadre pour le développement durable au niveau de la région puisse être créé. La Déclaration sera présentée en tant que document officiel de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

A la fin du mois de juin, la capitale de la Roumanie a été hôte d’une autre réunion internationale, la Conférence régionale d’évaluation (Rio+10) au niveau des pays de l’Europe Centrale et Orientale de la mise en œuvre des engagements adoptés à la Conférence de Rio. Des représentants gouvernementaux et non-gouvernementaux des 17 pays ainsi que des nombreux représentants des organisations internationales ont participé à cette Conférence qui s’est achevée par l’adoption de recommandations qui seront porter à l’attention des participants à la Réunion régionale ministérielle du 25-26 septembre prochain sous l’égide de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Europe. Les recommandations de la Réunion de Bucarest ont suscité un vif intérêt à la Réunion consultative régionale – 12-13 juillet 2001 - de la Réunion ministérielle du mois de septembre. 

Monsieur le Président,

La préoccupation des autorités roumaines pour la mise en œuvre du développement durable et la détermination en faveur d’une approche active pour la protection de l’environnement et l’adoption de mesures appropriées dans ce sens pourrait être soutenue par la création, en Roumanie, d’un Centre régional pour le développement durable, ce qui a été suggéré par plusieurs experts internationaux.

C’est pourquoi, je saisit cette occasion pour sensibiliser les organisations onusiennes qui on trait au développement durable de prendre en considération la possibilité de soutenir une telle démarche.

Je vous remercie de votre attention.


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